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“Finies les chimiothérapies inutiles pour traiter le cancer du sein”

La chimiothérapie est un traitement particulièrement stressant pour le corps, mais souvent nécessaire pour sauver des vies. Après la chirurgie mammaire, la chimiothérapie garantit la destruction des métastases, même celles que l’on ne peut détecter. Malheureusement, les effets secondaires à ce traitement ne peuvent être sous-estimés, comme la perte de cheveux ou de la mémoire. Un test qui permettrait d’éviter une chimiothérapie inutile à des victorieuses sera remboursé à partir du 1er juillet 2019. Il s’agit du MammaPrint et Oncotype. Dans le cas d’un cancer du sein hormono-dépendant, ce test peut déterminer le risque de rechute. Si ce risque est faible, alors une chimiothérapie n’apportera rien et pourra être évitée en toute sécurité. Le principal problème reste à ce jour son coût.

Think Pink est donc très heureux que la Ministre de la Santé, Maggie De Block, lance un projet-pilote en la matière à partir du 1er juillet 2019 dans les cliniques du sein agréées. Un budget de 2 millions d’euros est en effet dégagé pour effectuer un MammaPrint ou ONcotype chez des victorieuses à un stade précoce de la maladie.

« Ces tests sont effectués depuis un certain temps chez nos pays voisins et permettent d’éviter non seulement de nombreuses souffrances inutiles pour les victorieuses atteintes d’un cancer du sein, mais constituent également une économie pour la sécurité sociale à long terme. Une chimiothérapie inutile et des soins coûteux peuvent ainsi être évités dans le traitement du cancer du sein. Nous sommes heureux que la Ministre se soit penchée concrètement sur l’une des priorités de notre table ronde sur le cancer du sein organisée l’an dernier », a exprimé Marie-Adélaïde Defourny, porte-parole de Think Pink.

Projet-pilote dans les cliniques du sein agréées

Tout qui voudrait bénéficier d’un tel test gratuit fera l’objet d’une évaluation au sein des cliniques du sein agréées et participant au projet. De plus, le médecin ne pourra facturer de suppléments d’honoraires. Le projet-pilote s’étendra sur une durée de 3 ans. « En cas d’évaluation positive, nous pourrons alors parvenir à un remboursement permanent et généralisé. C’est une de nos priorités absolues dans l’amélioration du traitement du cancer du sein pour les prochaines années », conclut Marie-Adélaïde Defourny.

Chaque année, environ 10.800 femmes développent un cancer du sein dans notre pays. Les chances de guérison continuent d’augmenter et sont actuellement supérieures à 90% après 5 ans. Néanmoins, il reste encore beaucoup à améliorer. C’est pourquoi Think Pink organisera cet automne une deuxième table ronde sur le cancer du sein en présence de nombreux spécialistes, prestataires de soins et membres des gouvernements, afin de définir les priorités pour les 5 prochaines années