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La chimiothérapie peut être évitée pour certaines patientes du cancer du sein

Bonne nouvelle : une récente étude présentée hier au congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology, prouve que de nombreuses femmes touchées par le cancer du sein n’ont pas besoin de chimiothérapie. Un test moléculaire peut déterminer le risque de rechute. Cette étude américaine démontre qu’uniquement les patientes ayant un risque élevé de rechute doivent recevoir de la chimiothérapie.

Les femmes concernées sont celles ayant un cancer du sein hormono-dépendants et HER2 négatif sans métastases dans les ganglions lymphatiques, le type de cancer du sein le plus fréquent. Les femmes de plus de 50 ans pourraient grâce à ce test éviter la chimiothérapie.

Un appel à rembourser le MammaPrint

Ce type de test, dont fait partie le MammaPrint, n’est pas encore remboursé dans notre pays. Récemment le Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) a d’ailleurs remis un avis négatif à ce sujet. Une des raisons évoquées concernait le coût total d’un traitement de chimiothérapie vis-à-vis du coût d’un test MammaPrint, qui s’élève actuellement jusqu’à 3 000 €. Mais leur estimation ne reprenait pas tous les coûts réels liés à une chimiothérapie. Pourtant les spécialistes du cancer du sein belges et la campagne nationale de lutte contre le cancer du sein Think Pink plaident depuis longtemps que ce test soit remboursé.

Afin de déterminer ensemble et de noter les priorités des prochaines années pour la lutte contre le cancer du sein, Think Pink a réuni dernièrement des experts du cancer du sein autour d’une table ronde. En tête de cette liste figure aussi le remboursement du MammaPrint, un test qui pourrait épargner à beaucoup de victorieuses les méfaits d’un traitement de chimiothérapie inutile.

Nous faisons donc appel à la Ministre de la Santé Maggie De Block d’instaurer un remboursement systématique du test MammaPrint pour toutes les victorieuses concernées. De cette façon nous pourrons ensemble éviter d’infliger un traitement toxique aux victorieuses chez qui la chimiothérapie est inutile.