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Les reconstructions mammaires avec tissus propres deviennent plus accessibles financièrement

Les femmes qui optent pour une reconstruction mammaire avec leur propre tissu devront payer moins pour cette opération dans le futur. La Commission Nationale mésico-mutualiste (CNMM) est parvenue à un accord en ce qui concerne cela.

Dans notre pays, 1 500 femmes subissent chaque année une reconstruction mammaire avec tissu propre, appelée “poitrine chaude”. Cela se fait après que leur sein d’origine ait été enlevé suite à un cancer ou en prévention d’un cancer. Ces dernières années, il est devenu clair que des suppléments importants ont été réclamés pour cette intervention. Les femmes ne devaient pas uniquement payer des suppléments «classiques» mais souvent aussi des suppléments «esthétiques», même si elles optaient pour une chambre à deux lits. De cette manière, il n’était pas exceptionnel que les femmes devaient payer jusqu’à 5 000 € de leur poche pour une reconstruction mammaire avec tissu propre. Dans la foulée, les chirurgiens ont affirmé que leurs honoraires étaient insuffisants.

Interdiction des suppléments “esthétiques”

La Commission Nationale mésico-mutualiste est maintenant parvenue à un accord afin de rectifier cette situation scabreuse. Désormais, il y a une interdiction de suppléments «esthétiques», indépendamment du choix de chambre – particulière ou à deux lits - que la femme fait. Simultanément, l’Inami rémunérera mieux les chirurgiens plasticiens. Les médecins ne peuvent plus facturer de suppléments “classiques” pour les femmes qui optent pour une chambre à deux lits. Pour le choix d’une chambre particulière, des suppléments « classiques » peuvent encore bien être facturés. Il ne peut pas y avoir de pression exécutée pour le choix d’une chambre particulière.

Transparence

L’accord promet également une plus grande transparence pour les patients. La qualité des procédures doit également être améliorée. Ainsi, seuls les médecins spécialisés dans la chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, qui disposent d’une spécialisation particulière, peuvent encore effectuer cette chirurgie. Ils ne peuvent l’effectuer que dans les cliniques disposant de ce qu’on appelle une clinique du sein. L'impact financier de l'augmentation de l’intervention s’élève à 2,2 millions d’euro, pour le compte de l'assurance maladie. L'accord est mis le plus rapidement possible à l’ordre du jour de l’Inami. Il est ensuite soumis aux hôpitaux pour approbation.