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Chirurgie conservatrice ou amputation totale lors d'un cancer du sein ?

La chercheuse néerlandaise Marissa van Maaren s’est penchée sur le choix entre chirurgie mammaire conservatrice ou amputation complète. Le résultat de sa recherche est aujourd'hui diffusé à travers plusieurs médias. En tant que campagne nationale contre le cancer du sein, nous vous en faisons part.

L’amputation préventive est une autre histoire

Dans l’article, on ignore trop rapidement la différence entre une amputation préventive et l'amputation dans le cadre d'un traitement. Certaines personnes, comme Angelina Jolie ont le gène BRCA. Cela signifie qu'elles ont un risque très élevé de développer un cancer du sein. Avec une amputation, elles évitent ce risque-là. Cette opération a lieu avant que le cancer du sein ne puisse se développer.

De grandes différences entre les hôpitaux

Il en va autrement pour l'amputation au cours du traitement. Nous savons déjà que la chirurgie mammaire en combinaison avec la radiothérapie est préférable dans 80% des cas est mieux. Dans les 20% restants, l’amputation complète est la meilleure option. Pourtant, entre les hôpitaux, l’approche varie largement. Depuis quelques années, le projet d’indicateurs flamand (www.zorgkwaliteit.be) mesure entre autres la qualité de traitement du cancer du sein. En 2014, les chiffres nous disent que : 1. Une analyse de tissu ou de cellule avant l’opération doit être automatique, mais cela ne l’est hélas pas toujours. Dans certains hôpitaux, cela se passe moins souvent que prévu. 2. Les médecins traitants jouent aussi un rôle particulier. Certains médecins exécutent plus de chirurgies mammaires conservatrices, d’autres choisissent plus souvent l’amputation totale. 3. Les chances de survie après cinq ans diffèrent fortement entre les hôpitaux. La différence peut aller jusqu’à plus de 10 %.

Besoin d’une approche standardisée

Comment établir le traitement du cancer du sein partout en Belgique de la même manière ? Nous en appelons pour cela à une approche plus standardisée dans tous les hôpitaux. Nous sollicitons donc à cet effet Maggie De Block, ministre fédéral de la Santé, pour s’y atteler en 2016.