Témoignage: Marie-HélèneJ'ai été toucher par le cancer du sein déceler en avril 1998 j'avais 35 ans intervention chirurgicale pour enlever la tumeur à l'institut Jules Bordet à Bruxelles .
Suivi de traitements lourds en oncologie ( chimiothérapie, radiothérapie, traitements médicamenteux etc...) à la Clinique Sainte-Elisabeth à Namur.
Je me suis battue moralement, physiquement, psychologiquement . Une phrase que m'a dit le chirurgien "80% de la guérison c'est le MORAL" je peux le dire c'est vrai en ce qui me concerne . Je me suis accrochée .
Malheureusement 3 ans après en 2001 récidive en repassant une échographie mammographie on décèle des micros calcifications cancéreuses sein gauche. J'ai subi une mastectomie ( ablation de la glande mammaire )
Suivi du T.R.A.M : Transplantation reconstruction mammaire par la peau et graisse du ventre. Opération lourde suivie d'une longue rééducation physique , kinésithérapie etc...Mais le moral a toujours pris le dessus malgré la souffrance.
C'est pour cette raison que je suis ravie et fière de raconter mon histoire. Je croque la vie à pleines dents je profite de chaque instant, de chaque jour. Je suis épanouie par mon travail je suis consultante de vente chez Véritas à Huy.
Je communique un maximun de messages d'espoir c'est pour cette raison que je mobilise le plus de personnes pour participer à cette campagne de sensibilisation permanente menée dans la lutte contre le cancer du sein .
Ma devise est " Ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves " soyons solidaires .
Une vie on en a qu'une elle est si précieuse et pleines de valeurs . Témoignage : Jennifer Peux-tu te présenter? Bonjour, je m’appelle Jennifer j’ai 33 ans, je suis architecte d’intérieur et je suis mariée à Alexandre, nous avons un petit James qui à maintenant 11 mois. Quand le diagnostic a-t-il été posé, et comment te l’a-t-on annoncé? En avril 2011 lors d’un mammotest enfin suggéré par mon gynécologue accoucheur. En effet une grosseur sur le sein pendant ma grossesse m’a interpellée mais mon gynéco à prétendu que c’était une boule de lait !!! Et qu’elle devrait disparaître après mon accouchement, ce qui n’à pas été le cas bien sûr. Le radiologue m’a annoncé cela avec beaucoup de délicatesse. Il m’a tout de suite mise en contact avec l’Hôpital Saint Luc à Bruxelles et tout s’est enchaîné très vite. As-tu reçu toutes les réponses à tes questions? Parfaitement, même des plus saugrenues Comment ton partenaire, tes enfants, ta famille, tes amis ont-ils réagi? Au départ tout le monde était sous le choc de l’annonce, tout le monde pleurait. Ma meilleure amie quant à elle est restée très positive et m’écoutait énormément. Mon mari était très silencieux, mes parents et mon frère me rassuraient sans cesse. Par qui as-tu été le mieux soutenue ? Par ma formidable maman qui s’est coupée en 4 pour moi, par mon petit garçon avec ses rires quotidiens et son perpétuel sourire Comment s’est déroulé le traitement et es-tu satisfaite de l’accompagnement médical? Mon planning était très chargé, beaucoup d’examens à passer avant le traitement, IRM, tests génétiques, prises de sang etc… ensuite 8 chimio d’avril à octobre 2011, et puis l’ablation du sein. J’ai été très bien entourée par l’équipe médicale « très humaine » j’en garde un bon souvenir.
Quel fut pour toi le moment le plus pénible et le plus heureux de la revalidation? Le plus heureux : fut le jour où on m’a annoncé que plus aucune trace de cancer n’était détectable à ce jour
Le plus pénible : le jour où on m’a annoncé qu’une ablation du sein serait incontournable. Le cancer du sein t’a-t-il appris quelque chose et dans quelle mesure a-t-il changé ta vie? J’ai appris que la vie peut basculer en 1 seconde, Mes priorités ne sont plus du tout les mêmes. Je ne veux plus de stress ni de personnes négatives autour de moi. Au contraire j’ai bien plus envie de penser à moi, de prendre le temps de ne rien faire, ce que je ne faisais jamais avant. Je suis décidée à profiter de la vie pleinement et intelligemment cette fois. As-tu peur de récidiver et comment gères-tu cette incertitude? Bien sûr que j’ai peur de récidiver, peur que le cancer s’installe ailleurs et que je ne puisse le gérer aussi bien que maintenant, j’essaye de ne pas trop y penser mais si c’était le cas je me battrais à nouveau avec force et courage. Penses-tu encore souvent à ces moments difficiles? J’y pense parfois quand j’entends les mots ‘cancer’, ‘sein’ et puis ma cicatrice me rappelle mon parcours As-tu changé de mode de vie : plus de sport, alimentation équilibrée, du temps pour toi? Dans l’ensemble oui, plus de temps pour moi, une alimentation plus équilibrée, je surveille surveillance le contenu de mon assiette, je contrôle les additifs et je privilégie la culture des légumes de mon potager. Quel conseil désires-tu donner à une personne qui vient d’apprendre qu’elle a un cancer du sein? Que la peur n’est pas votre meilleur alliée, que certains moments vont être difficiles mais qu’il faut toujours rester positive, notre mental est une arme redoutable face au cancer. Le cancer est une épreuve difficile mais aussi la « chance » d’avoir une seconde vie. Quelque chose à ajouter ? La science progresse chaque jour, la maladie nous rend plus fort, battez vous !!!!
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Témoignage: Christelle Peux-tu te présenter ? Je m'appelle Christelle. J'ai 38 ans, mariée à Xavier et nous avons une petite Ambre de 9 ans. Quand le diagnostic a-t-il été posé, et comment te l’a-t-on annoncé? Mon cancer du sein a été diagnostiqué en Février 2010. En fait, je ressentais des douleurs au niveau du sein droit depuis quelques mois déjà et j'avais dû changer de 2 tailles de bonnet mes soutien-gorge. Pas très normal, je pensais car j'avais toujours eu une petite poitrine. Je ne m'inquiétais pas outre mesure n'étant âgée à l'époque que de 36 ans et ne pensant absolument pas que cela pouvait être « grave ». Néanmoins en Janvier 2010, j'ai consulté mon médecin traitant qui m'a prescrit une mammographie pour « s'assurer que tout allait bien ». Tout a été très vite à partir du moment où j'ai commencé les premiers examens. Cela peut sembler perturbant à la base mais avec le recul, il est bien mieux que tout s'enchaîne sans avoir vraiment le temps de se poser de questions. As-tu reçu toutes les réponses à tes questions? Au départ, j'étais un peu « sonnée » par la nouvelle et tout le flot d'informations que je recevais quant au traitement qui allait être mis en place me paraissaient surréaliste, j'allais me réveiller. Mais une fois que tout a démarré, je pouvais poser les questions autant de fois que je voulais et posément. Comment ton partenaire, tes enfants, ta famille, tes amis ont-ils réagi? Gérer l'annonce de la maladie n'a pas été une chose facile. J'ai vécu cela comme une période très fatigante. D'autant plus, qu'après 13 ans de vie commune, nous avions décidé, mon conjoint et moi, de nous marier et la date était fixée depuis longtemps. Nous avons décidé de maintenir les festivités bien que ma première chimio était prévue une semaine avant le mariage. Nous avons donc fait le choix d'informer tous nos invités, famille et amis compris avec le message important pour nous que le jour de notre mariage devait être une fête et que nous ne parlerions pas de la maladie. Un avantage de poids à l'époque était que je n'avais pas encore perdu mes cheveux. J'avais l'air « normale » au yeux de notre entourage et je pense que cela a beaucoup aidé. Néanmoins je pense que cela a été un choc pour tout le monde et je pense qu'il est parfois plus facile pour un malade de gérer sa maladie que son entourage qui se sent très désarmé. Enfin, je tire mon chapeau à ma petite puce, Ambre. Les enfants ont une capacité d'adaptation incroyable et sont capables de comprendre énormément de choses. Par contre, je pense qu'il ne faut pas tout expliquer d'un seul coup et laisser les questions venir au fur et à mesure car leurs préoccupations sont souvent fort décalées par rapport aux nôtres. Être la plus honnête possible, voilà ce que j'ai fait. Par qui as-tu été le mieux soutenue? Certainement par mon mari, Xavier. Cela nous a fort rapproché d'ailleurs! Mais je suis fort bien entourée, d'ami(e)s de longue date qui à leur façon ont les bons mots, comportements. J'ai aussi eu la chance de lier de nouvelles amitiés très chères à mon coeur aujourd'hui, à nouveau grâce à la maladie! Enfin, j'ai aussi perdu quelques contacts en choisissant de concentrer mon énergie sur les gens les plus proches de nous. Comment s’est déroulé le traitement et es-tu satisfaite de l’accompagnement médical? J'ai d'abord commencé par 8 chimios de Mars à Août 2010, puis on m'a retiré le sein droit en Septembre et enfin une radiothérapie d'Octobre à Décembre. J'ai également reçu de l'herceptine de Mars 2010 à Mars 2011. L'accompagnement médical pendant la chimio a été super. Je me suis sentie très entourée par toute l'équipe et cela a été d'un grand réconfort. Je me suis par contre sentie complètement larguée au démarrage de la radiothérapie. Mais petit à petit avec le rythme quotidien des soins, une bonne complicité s'est établie avec l'équipe. Quel fut pour toi le moment le plus pénible et le plus heureux de la revalidation? J'ai beau réfléchir mais je ne vois pas réellement de moment pénible pendant la revalidation. Le plus heureux fut certainement une impression de liberté retrouvée. Le cancer du sein t’a-t-il appris quelque chose et dans quelle mesure a-t-il changé ta vie? Oh que « oui »! Il y a tellement de points positifs et de vécus extraordinaires grâce à la maladie. Je vis d'une manière bien plus calme, posée, relax. J'ai découvert enfin ce que c'est de prendre soin de soit! Je fais davantage plus attention à ce que me disent mon corps et mon esprit. Par exemple, j'étais une folle de tennis, faisais du fitness presque chaque jour car pour moi faire du sport c'était se dépenser, transpirer, toujours pousser ses limites plus loin. Aujourd'hui, j'ai l'impression que mon corps me dirait « stop », je n'en peux plus, je suis fatigué. J'ai donc cherché d'autres activités qui me conviendraient mieux et j'ai donc commencé la pratique du yoga, du Qi Gong et j'ai suivi une formation à la pleine conscience (ou mindfulness).Et bien, là c'est « la cerise sur le gâteau » en terme de bien-être.Enfin, je profite de ma petite famille le plus possible, à chaque instant. On est devenu tellement proches et complices. C'est magnifique! As-tu peur de récidiver et comment gères-tu cette incertitude? Malheureusement je n'ai pas eu le temps de me poser cette question étant donné que j'ai récidivé dès Avril avec une métastase osseuse. Vous comprenez pourquoi je profite donc de chaque instant le mieux possible. La vie est un cadeau du ciel qu'il ne faut pas laisser filer! Penses-tu encore souvent à ces moments difficiles? J'y pense assez souvent, oui! D'autant plus que les douleurs procurées par les métastases font mal et gérer la douleur n'est pas toujours une partie de plaisir. Par contre, quand je repense à mon premier traitement, je me dis que finalement c'est pas si terrible que cela....mais de là à recommencer?
Quel conseil désires-tu donner à une personne qui vient d’apprendre qu’elle a un cancer du sein? De ne surtout pas paniquer et de rester positive! De lâcher-prise, faire confiance aux équipes médicales et ne pas hésiter à poser la moindre question et surtout ne pas culpabiliser. Quelque chose à ajouter? N'attendez pas pour faire des examens si vous avez le moindre soupçon et restez positive bien entendu! Attendre ne fait que repousser le problème et augmenter la dispersion de la maladie, si maladie il y a. On guérit le cancer! Je vous garantie que vous en sortirez plus forte, plus rayonnante et vous verrez à quel point nous avons de la chance de VIVRE! 
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Témoignage du mois: OdettePeux-tu te présenter? Odette Thuyn, 82 ans, j’habite à Wenduine Quand le diagnostic a-t-il été posé, et comment te l’a-t-on annoncé? J’ai découvert moi-même la tumeur, et un biopsie l’a confirmé As-tu reçu toutes les réponses à tes questions? OUI Comment ton partenaire, tes enfants, ta famille, tes amis ont-ils réagi? Tout le monde a été étonné et très tristes Par qui as-tu été le mieux soutenue? Sans conteste, par mes enfants Comment s’est déroulé le traitement et es-tu satisfaite de l’accompagnement médical? Le traitement s’est bien déroulé et l’accompagnement médical a été à la hauteur de mes espérances. Quel fut pour toi le moment le plus pénible et le plus heureux de la revalidation? La période la plus difficile a été la radiothérapie. Et j’ai été très contente quand tous les traitements ont été terminés Le cancer du sein t’a-t-il appris quelque chose et dans quelle mesure a-t-il changé ta vie? Je suis contente que ce ne sont pas mes filles qui ont été touchées par le cancer du sein As-tu peur de récidiver et comment gères-tu cette incertitude? Oui, je suis inquiète quand je pense que je pourrais récidiver, mais je profite de la vie, je me laisse vivre Penses-tu encore souvent à ces moments difficiles? OUI Quel conseil désires-tu donner à une personne qui vient d’apprendre qu’elle a un cancer du sein? Je voudrais lui donner du courage et lui dire de ne pas se laisser aller Quelque chose à ajouter? Je voudrais qu’on trouve un remède pour guérir tous les cancers
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Getuigenis: Rosette Burickuit Lochristi Het is ondertussen 17 jaar geleden dat bij Rosette borstkanker werd vastgesteld. De dokters opteerden toen voor een borstbesparende operatie. Het litteken is lang zichtbaar gebleven maar ondertussen toch al wat “weggesleten”… Al blijft de herinnering voor altijd. Het voelen van dat knobbeltje, haar man die ook “iets” voelt. Het eerste doktersbezoek, de vele doktersbezoeken die in sneltempo elkaar opvolgden. Rosette vertelt openhartig… Hoe voelde je je toen men je vertelde dat je borstkanker had? Toen ik 36 was kreeg ik baarmoederkanker waar ik gelukkig van genas. Een paar jaar later ontdekten de dokters borstkanker. Ik kon het niet geloven! Maar de cijfers liegen er niet om. Een op negen vrouwen loopt het risico. Ik besefte al gauw dat ik er eentje van was. Ik heb nooit de moed laten zakken ook al was het bij momenten niet gemakkelijk. Je moet vooruit. In de wachtkamers van het ziekenhuis kom je veel lotgenoten tegen, ieder met zijn eigen verhaal en situatie. Daar hoor je schrijnende verhalen, je leeft met elkaar mee en de emoties komen er gemakkelijk los. Als er iemand slecht nieuws kreeg, dan bleef het muisstil in de kamer. Iedereen verwerkte dat op zijn manier. Ik kon gelukkig rekenen op de steun van mijn dochter en mijn man. Maar er waren ook mensen die er alleen voor stonden. Ik vond dat zo erg en probeerde hen dan wat moed in te spreken… Een luisterend oor doet veel, weet je. Hoe reageerde je omgeving? Je man? Je dochter? Mijn dochter was toen al 20 en ze besefte heel goed wat het betekende om borstkanker te hebben. Ook de gynaecoloog wond er geen doekjes om. Hij zei dat ze zich ook moest laten testen want dat de kans zeer groot was dat zij er ook mee geconfronteerd zou worden. Dat was toch even slikken. Mijn man had het er bijzonder moeilijk mee. Wij doen alles samen, en plots schiet het door je hoofd dat hij misschien wel alleen verder moet. Gelukkig is het zover niet gekomen. Wat onthoud je uit die periode? Wat neem je mee? Ik onthoud het positieve: de steun van mijn gezin, mijn familie en vrienden. Het spreekwoord zegt dat men in slechte tijden zijn vrienden kent. Niets is minder waar. Ik vond het belangrijk te weten dat ik er niet alleen voor stond. We hebben die borstkanker samen beleefd en ook samen overwonnen. Verder onthoud ik mijn zin voor relativeren. Niet alles is even belangrijk in ’t leven… Wat zou je ’t liefst achter je laten? Waaraan wil je niet te vaak denken? Die onzekerheid is verschrikkelijk! Ik heb altijd gehoopt dat ik die ziekte zou overwinnen, maar die onzekerheid voor het geval het niet zou lukken, was toch wel aanwezig. Wat als? Elk doktersbezoek was een nieuwe beproeving. Zouden we goed nieuws krijgen of niet? Die onzekerheid was bij momenten ondraaglijk. Zelfs nu nog. Onlangs vertelde de huisdokter me dat mijn bloedwaarden niet al te best zijn. We gaan dat nu verder laten onderzoeken… De schrik zit er dus nog altijd in. Heb je goede raad aan lotgenoten? Tips? Ga ervoor! Vecht! Probeer de moed niet te laten zakken, ook al is dat bij momenten heel moeilijk! Wie niet vecht, is al op voorhand verloren... En laat alsjeblieft regelmatig je borsten nakijken. Wie er vlug bij is, zoals ik, heeft veel kans op genezing! 
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Témoignage du mois : Edithe
Edithe, artiste, maman, épouse, a décidé de participer aux journées sportives du mois d’octobre, à sa manière. Atteinte d’un cancer du sein elle est encore en thérapie. Elle nous raconte son histoire, son combat, son œuvre. Ses créations seront exposées à l’occasion des journées sportives dans les deux clubs participants et mises en vente. Une partie des recettes sera versée au bénéfice de Think-Pink. Découvrez ses œuvres sur son site : www.edithart.net Sur la photo, elle tient dans ses bras Laura : « mon remède contre tous les maux » « Mon histoire: Mon papa s'occupait de familles en difficulté, je l'aidais à réaliser un marché de Noël afin de récolter de l'argent. J'ai suivi beaucoup de cours de bricolage pour réaliser des plateaux, des crèches, des horloges,... Après quelques années, mon père a été atteint d'un cancer du poumon qui s'est généralisé rapidement. Après son décès j'ai ressenti le besoin de continuer à bricoler, mais j’avais envie de faire d’autres choses. Par hasard, j'ai vu en vitrine d'un magasin de bricolage une petite toile qui me plaisait. Je suis entrée et j'ai acheté le matériel pour pouvoir la réaliser. J'y ai pris goût, j'ai acheté des livres et j'ai suivi des conseils, j'ai offert mes premières réalisations à des amis, ma famille, c'est devenu une grande passion. J’ai une pièce maintenant dans la maison pour stocker mon matériel et peindre quand l'envie me prend! Après plusieurs années, j’ai ressenti le besoin de montrer mes œuvres, j'ai réalisé une exposition à laquelle j'ai invité mes amis, ma famille, c'était une chouette expérience! Au mois de décembre 2010 on m'a diagnostiqué un cancer du sein, le ciel m’est tombé sur la tête! Je pensais que ça n'arrivait qu'aux autres, hélas non! J'ai été prise en charge par un sénologue extra de l'hôpital d'Ath, il m'a bien aidée à accepter le cancer. Une infirmière de son service était toujours à l'écoute (très important car au début on est vraiment perdue). Après le sénologue, j’ai été prise en charge par un oncologue du même hôpital, et également très humain et compétent. Il m’a bien expliqué quel serait le programme. Chimio, chirurgie, rayons, sans cacher les effets secondaires, ce qui aide fort, car on sait à quoi s’attendre. La chimio a donc pu commencer, avec la fatigue, et la perte des cheveux, c’est difficile à accepter.Je ne voulais pas me montrer sans perruque ou foulard sur la tête sauf à mon mari. Après la 3ième chimio, mes cheveux ont commencé à repousser doucement! Chouette! Après un mois de la fin du traitement, j'ai fait une teinture sans ammoniac et j'ai décidé de sortir de chez la coiffeuse sans foulard! Ça fait beaucoup de bien. Un mois après la chimio, j’ai été opérée (on m'a juste retiré le cancer qui avait bien rétréci ainsi que les ganglions sous le bras) Je suis contente de ne pas avoir dû subir l’ablation totale. Après la chirurgie, il faut faire des rayons, mais il faut attendre un gros mois afin que la cicatrisation soit bien avancée. Cela nous a permis de partir deux semaines en congés. A mon retour, les séances de rayons ont commencé, j’en aurai 33 d’affilées, sauf le weekend. Les médecins sont vraiment contents de l'évolution.Durant cette période, j’ai souvent gardé le moral, avec de temps en temps une baisse, bien sûr. Je dois dire que la gentillesse et l’attention des infirmières combinées à des amis sur qui je peux compter, une grande famille extraordinaire et 2 grands enfants adorables a probablement contribué à la bonne évolution. J'ai aussi un mari super qui m'a aidée à passer le cap, il m'a remonté le moral quand ça n'allait pas, il a toujours été là quand j'en avais besoin sans jamais baisser les bras. Tout ce petit monde autour de moi m'a vraiment aidée car quand le moral est bon c'est déjà un bon remède! Cerise sur le gâteau, je suis devenue grand-mère pour la première fois au mois de juin. J'ai eu l'occasion de discuter avec Régine Maes (qui est une collègue de mon mari) et elle m'a parlé de "Think-Pink". Quand je vois tout ce que fait "Think-Pink" pour trouver des fonds pour aider à lutter contre le cancer du sein, je me suis sentie concernée, alors pourquoi ne pas profiter de ma passion pour pouvoir les aider? J'ai donc décidé de réaliser un site internet sur lequel j'expose mes toiles : www.edithart.net, 30% de la vente sera versé à "Think-Pink". A toutes celles qui apprennent qu'elles ont le cancer, je vous souhaite beaucoup de courage, car il en faut, et je vous conseille de vous entourer de personnes positives, distrayez-vous au maximum! Ne perdez pas le moral, Il y a un après! Edithe. »
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Getuigenis: Patricia PowerNa een zware werkdag, kwam ik moe thuis, het was al laat. Toch gauw nog een bad nemen. Toen ik mijn BH uit deed voelde ik iets onder mijn borst. Ik kon en wou het eerst niet echt voelen, maar na het bad ging ik naar bed en vroeg aan mijn vriend of hij daar ook iets voelde en hij bevestigde, ja daar zit iets. Hij probeerde me gerust te stellen maar de angst sloeg toe. De dag later heb ik een afspraak gemaakt bij de gynaecoloog en ik mocht de volgde dag al gaan. Met angst reed ik naar daar, het was een langwerpig iets, daarna onder de mammografie. Er was duidelijk iets op te zien maar moest eerst nog onder de echo, dat was een dag later. Toen ik de dokter vroeg: “het is toch niet te erg?”, kwam de bevestiging dat het om een kwaadaardig gezwel ging. Er werd een punctie gedaan. Twee dagen later terug bij gynaecoloog samen met mijn twee dochters, de oudste Kelly was toen 7 maanden zwanger. Toen we binnenkwamen was het muisstil. Toen vroeg ik naar de uitslag, ze zei me dat het kanker was en dat mijn borst volledig geamputeerd moest worden. Onze wereld stortte in. Het enige waar ik kon aan denken was de dood. Toen ik vroeg “kan ik genezen?”, antwoordde ze, daar kan ik niet op antwoorden. We zijn met ons drieën in tranen uitgebarsten. Twee dagen heb ik gehuild, voelde woede, verdriet, voelde me machteloos. MAAR dan kwam de vechtlust. Met in mijn gedachten, één slogan: “Met twee borsten kan ik niet leven, maar met één borst maak ik een kans.” Ik moest vechten voor mijn twee dochters, mijn nieuwe vriend die ik amper 8 maanden kende. En ons eerste kleinkind dat we verwachtten in mei. Op 30 maart werd ik geopereerd. Tracy, mijn jongste dochter bleef bij mij tot ze mij kwamen halen. Om 15:30 vertrokken, 21:45 terug op de kamer. Daar wachtte mijn vriend en twee dochters. De dag nadien kreeg ik de eerste verzorging. Ik heb onmiddellijk gekeken, niet uitstellen. Het was zo, kon niets meer veranderen. Drie dagen later, uitslag van de klieren. Zes chemo’s en 25 stralen. Elke dag veel bezoek en elke dag terug mijn vriend en mijn twee dochters samen met hun man. Ze brachten veel troost en geluk in mijn leven. Zeven april mocht ik het ziekenhuis verlaten, mijn vriend kwam me halen. Het huis was volledig versierd. Thuis nam mijn vriend de verzorging van mijn wonde voor zijn rekening. Ik kon ook altijd rekenen op Tracy, mijn zus en vriendin Leena om weken na elkaar de schoonmaak en strijk te doen. Daarnaast kreeg ik veel steun van vrienden en collega’s. Maanden na elkaar veel sms-jes en telefoons waar ik me elke keer aan optrok. Ik ben iemand die graag onder de mensen komt. Negentien april werd mijn poortje gestoken en ging ik van start met de eerste chemo. Chemo na chemo werd ik vergezeld door mijn dochter Tracy. Na de tweede chemo verloor ik de eerste haartjes. Twee dagen later waren het er al heel veel, ik ben dan samen met Kelly naar winkel gegaan waar ik pruik al had gekozen en besteld. Daar hebben ze mijn haar kort geknipt. Maar een paar dagen later heeft Tracy alles afgedaan . Altijd die haren die overal rond vlogen. Altijd weer die pijn. Zo was het veel beter. Thuis droeg ik een doek, en als ik wegging of er kwam iemand langs droeg ik altijd mijn pruikje en maakte ik me op met wat make-up. Als ik mijn derde chemo kreeg lag mijn oudste dochter ook in het ziekenhuis voor de bevalling van het eerste kleinkind, Amber. Ik op gelijkvloers, Kelly op tweede verdiep. ’s Morgens ben ik nog bij haar geweest, daarna was het afwachten. Amber werd om 17u geboren. Het was een lange dag. Intussen is Amber al 18 maanden. Ondertussen zijn we al bijna twee jaar verder en gaat het goed met mij. Juist wel pijn in gewrichten maar dat zou zijn van de "femarra" die ik vijf jaar moet nemen. Intussen mag ik mijn vriend mijn man noemen. We zijn getrouwd op 10 juni 2011, ook Tracy is getrouwd op 10 september. Voor die tijd kwam ze bij me langs en zei ze me: “moe, na onze trouw ga ik mijn haar knippen en schenk ik mijn staart aan mensen met borstkanker”. Ik zei haar “ Tracy je mooie lange haren”. Haar antwoord was, “moederken mijn haren groeien wel terug en ik kan er iemand mee helpen die een pruik nodig heeft, net zoals jij”. Ik was daar zo van gegrepen en ontroerd dat ik langs deze weg haar eens extra wil bedanken.
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Témoignage: NicoleQui es-tu ? Je m’appelle Nicole, je suis mariée, j’ai deux filles, autant de petites-filles et aussi deux petits-fils, et pour mon plus grand bonheur un arrière-petit-fils, Jules Quand le cancer du sein a-t-il été diagnostiqué chez toi ? En mai 2006, lors d’une visite de contrôle. En juillet 2006 j’ai subi une opération destinée à enlever la tumeur. Ensuite, j’ai eu 6 semaines de radiothérapie. En octobre 2006 j’ai commencé un traitement d’hormonothérapie (Nolvadex) qui se termine en juillet de cette année. Comment te l’a-t-on communiqué et as-tu reçu les réponses à tes questions ? J’ai été soignée à la clinique Edith Cavell à Uccle, où toutes les réponses à mes questions ont été données Quel fut pour toi le moment le plus douloureux et le meilleur de la revalidation ? Le jour où on m'a confirmé le cancer j'ai été désemparée, comme jamais dans mon existence et ma grande joie après l'opération, quand on m'a dit que je n'aurais pas besoin de chimio. Le cancer du sein t’a-t-il appris quelque chose et dans quelle mesure a-t-il changé ta vie ? J'ai compris qu'il faut faire plus attention aux petits signes que notre corps nous envoie et qu'il faut faire des contrôles régulièrement à tout âge. J'ai maintenant un discours très direct envers les femmes qui croient que c'a n'arrive qu'aux autres. As-tu peur de récidiver et comment gères-tu cette incertitude ? Tous les contrôles sont bons et depuis l’opération plus rien n’a été détecté. Je n’ai pas non plus senti de contrecoup suite à la maladie Quel conseil désires-tu donner à quelqu’un qui vient d’apprendre qu’elle a un cancer du sein ? De se faire soigner le plus vite possible, faire confiance aux médecins et surtout garder le moral en se disant que c'est une partie de notre vie ou il faut se montrer optimiste et voir l'avenir et ne pas s'apitoyer sur son sort.
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Témoignage du mois: Dominique Qui es-tu? Dominique, 57 ans, 2 enfants .Une fille de 33 ans et une petite fille de 9 ans, et un fils de 19 ans encore à la maison. Je suis très sportive : squash, roller tennis, ski, un peu de tout depuis toujours. Je n'ai jamais fumé et j'aime partager du temps avec mes amis. Quand le cancer du sein a-t-il été diagnostiqué chez toi?
Lors d'une mammographie en avril 2007. Mais je m'attendais un peu au résultat car j'avais senti une boule qui grossissait, tout en espérant bien sûr que ce ne soit pas ça.
Comment te l'a-t-on communiqué et as-tu reçu des réponses à tes questions ? Mon gynécologue m'a communiqué les résultats et indiqué les médecins à aller voir, mais une amie m'a conseillé d'aller à la clinique du sein voir le Dr Liebens. J'ai été prise en charge immédiatement et le Dr Liebens m'a bien expliqué les différentes étapes du traitement à suivre et très vite, chimio opération et radiographie ont suivis. Je me suis sentie vraiment soutenue par toute l'équipe, et j'ai eu les réponses à toutes les questions que je me posais. Tout s'est passé à la clinique, sauf l'opération à St Pierre, et toujours dans une ambiance douce et féminine. Quel fut pour toi le moment le plus douloureux et le meilleur de la revalidation? Il y a eu deux moments très douloureux, le jour où j'ai dû me faire raser la tête et mettre une perruque, et le jour après l'opération lorsque j'ai vu mon fils un peu perdu de me voir ainsi. Les meilleurs : les bons résultats d'analyse après l'opération et lorsque j'ai pu me remettre à jouer au squash, faire du sport et revivre normalement. Le cancer du sein t’a-t-il appris quelque chose et dans quelle mesure le cancer du sein a-t-il changé ta vie? On se dit que personne n'est à l'abri, qu'on a une ressource incroyable en soi. L'entourage est très important, être soutenue par les êtres proches, les amis, avoir le moral est un grand pas vers la guérison. Cela n'a pas vraiment changé ma vie, je fais toujours beaucoup de sport, je mange sainement car je sais que c'est mettre toutes les chances de son côté. Mais c'est certain on apprend à aller à l'essentiel, on essaie de ne plus stresser pour des futilités et de passer le plus de temps avec ses proches et les gens qu'on aime. As-tu peur de récidiver et comment gères-tu cette incertitude? Bien sûr que la crainte est toujours là à chaque examen mais je reste optimiste. Je suis bien le traitement d'hormonothérapie et suis plus à l'écoute de mon corps. Quel conseil désires-tu donner aux personnes qui viennent d’apprendre qu’elles ont un cancer du sein? De faire confiance aux médecins, de s'entourer de gens positifs, de ne pas se laisser aller pour les proches qui souffrent aussi et de prendre chaque étape du traitement comme une épreuve sportive, gagner match après match.
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Marie Uytterelst
Te souviens-tu du moment où le diagnostic a été établi?
Que s’est-il passé à ce moment là?Lors d’une mammographie annuelle en 1998, on a remarqué une minuscule tumeur de 8mm et on m’a fait une ponction.
Comment te l’a-t-on communiqué? As-tu reçu les réponses à tes questions?
On m’a communiqué les résultats par téléphone puis je me suis rendue avec des amis chez ma gynéco qui m’a évidemment conseillé de me faire opérer et a répondu à mes questions.
Comment ont réagi ton partenaire, tes enfants, ta famille et tes amis?
Je n’avais pas de partenaire; mon fils est revenu immédiatement d’Angleterre (où il était depuis 6 mois car il avait décidé de vivre là-bas) pour me soutenir moralement et est resté avec moi une semaine. La famille et les amis m’ont évidemment soutenue et m’ont rendu visite à l’hôpital. Mes collègues aussi. Ils m’ont d’ailleurs emmenée en convalescence après pour quelques jours à la montagne.
As-tu douté du diagnostic?
Non, j’ai fait confiance aux médecins et voulu me faire opérer au plus vite.
As-tu commencé à vivre différemment à partir de ce moment-là?
Oui. Après il y a eu la convalescence et la kiné pour le bras gauche. Par après, j’ai refait des contrôles, tous les 6 mois au début puis tous les ans. Mon bras gauche doit être moins sollicité à vie (plus de prises de sang, pas soulever plus de 3 kilos…)
Où as-tu demandé conseil pour plus d’informations?
J’ai demandé conseil à ma kiné, qui a été très efficace.
Par qui as-tu été le mieux soutenue?
Un peu tout le monde: kiné, fils, parents, frère, amis, collègues.
Étais-tu satisfaite de l’accompagnement médical?
L’opération s’est bien déroulée mais très mauvais suivi par ma gynéco et la radiologue; j’ai donc changé de médecin après un moment.
Comment s’est déroulé le traitement?
Pas de traitement (rayons, chimio) car après analyse et contre-analyse de la tumeur et des ganglions, il s’est avéré qu’il s’agissait de cellules à la limite de se transformer en cellules cancérigènes…
Comment s’est déroulée la guérison?
Bien. Bonne kiné et retapée complètement au bout de quelques mois.
Es-tu encore aujourd’hui confrontée à la maladie?
Uniquement par le biais de deux amies qui ont eu un cancer du sein récemment et dont l’une a subi une ablation.
Penses-tu encore souvent à ces moments difficiles?
Plus tellement et mes contrôles mammo se font très relax; je ne m’en fais plus du tout.
As-tu changé de mode de vie: plus de sport, autre alimentation, plus de temps pour les amis…?
Pas tellement à part la surveillance du bras gauche.
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